Dans les miniatures persanes ou indiennes comme dans les croquis d’Hokusai, l’agencement surprenant des éléments de l’image, parfois « suspendus » sur la page, ouvre les voies d’un imaginaire par fragments, par saynètes parfois reliées à une saga plus étendue.
A la fois évocateurs et surprenants, ces instantanés de moments de vie ou de scènes plus légendaires articulent aussi un présent fugitif et une temporalité plus vaste, mythologique, fabuleuse.
En s’inspirant de ces formes courtes, de ces esquisses poétiques devenues intemporelles, le travail de création s’est peu à peu inventé ses propres fables, en puisant ici et là dans des légendes ou des récits initiatiques comme les voyages de Zarathoustra ou la quête de Siddhartha. De nouveaux personnages ont surgi et se sont développés, nourrissant une épopée que nous espérons libre et légère, qui nous rappelle le goût du fabuleux, de l’imaginaire, du poétique.
A travers la quête d’un « observateur » du monde qui le mène dans différentes situations et différents endroits – surprenants, accueillants ou énigmatiques, parfois admirables et parfois hostiles -, le spectacle chemine à travers les facettes miroitantes d’un monde et d’une société éphémères qui se créent et disparaissent dans les flux de l’univers et du temps qu’un scientifique cherche à décrypter et qu’une femme de la terre prétend connaître…





